Combien coûte une application mobile en Suisse en 2026
Peu de studios suisses publient leurs prix d'application. Six le font : voici leurs fourchettes, source par source, ce qui fait varier le prix, ce qui coûte chaque année, et comment lire un devis.
Sommaire
La réponse courte
Chez les studios suisses qui publient leurs prix, consultés le 9 octobre 2026 :
- une première version (ce qu’on appelle un MVP : l’essentiel, pour tester l’application auprès de vrais utilisateurs) coûte de 10 000 à 50 000 CHF ;
- une application métier, avec des comptes, un back-office et des liens vers vos outils, de 30 000 à 100 000 CHF ;
- un projet complexe commence entre 50 000 et 100 000 CHF selon le studio, sans plafond.
Comptez deux à six mois pour une première version, et 5 à 20 % du coût de départ par an pour la faire vivre. Les écarts entre studios sont larges : ils tiennent au périmètre, au choix technique et à la structure de l’équipe, détaillés plus bas.
Ce que publient les studios suisses, source par source
Les montants sont repris tels que chaque studio les écrit, hors TVA quand la page le précise. Une même catégorie ne recouvre pas exactement la même chose d’un studio à l’autre.
| Studio (ville) | Première version | Application métier | Projet complexe | Durée annoncée | Entretien par an |
|---|---|---|---|---|---|
| Devedis (Berne) | dès 10 000, souvent 10 000 à 30 000 | 30 000 à 70 000 | plus de 100 000 | 3 à 6 mois | 5 à 10 % |
| Studio Dahu (Genève), 14.04.2026 | 25 000 à 45 000 | 45 000 à 90 000 | dès 90 000, parfois plus de 200 000 | 3 à 6 mois | 15 à 20 %, hébergement compris |
| Appik Studio (Lausanne), mis à jour le 29.09.2026 | un exemple chiffré à 30 000 à 40 000 | 50 000 à 100 000 | 100 000 à 200 000 et plus | 2 à 3 mois, puis 3 à 5 mois pour une application complète | non chiffré |
| Webii (Genève), 14.09.2026 | 15 000 à 30 000 | 30 000 à 60 000 | 60 000 à 100 000 et plus | 6 à 12 semaines pour une première version (page de service) | plus de 10 à 15 % |
| Les Digivores (Genève), 10.01.2025 | 15 000 à 50 000 sur mesure | 30 000 à 100 000 en hybride | 50 000 à 150 000 en natif | non précisée | 10 à 20 % |
Webii publie deux fourchettes différentes selon la page : sa page de service donne 15 000 à 40 000 CHF pour une application simple et 40 000 à 100 000 CHF pour une application métier. Le tableau reprend son article, le plus récent.
Swiss Tomato (Genève et Zurich) compte en heures plutôt qu’en francs : 300 à 350 heures pour une application simple sur un seul système, 450 à 600 heures pour une application moyenne sur iPhone et Android avec son serveur, 750 à 1 000 heures pour une application complexe. Le studio compte trois mois pour une application simple, environ quatre pour une moyenne.
Deux studios publient leur taux horaire : de 120 à 200 CHF pour un développeur senior selon Studio Dahu, de 100 à 180 CHF selon Webii.
Un indépendant seul affiche des prix nettement plus bas. Jon Labs (Chêne-Bougeries) annonce de 5 000 à 10 000 CHF pour une application métier, en quatre à huit semaines, contre 25 000 à 50 000 CHF selon lui en agence.
Attention aux chiffres en dollars. Pour la même question posée en anglais, le mode IA de Google citait le 9 octobre deux pages qui ne parlent pas de la Suisse : l’une vise le Canada, l’autre est une agence d’Istanbul. Leurs montants ne disent rien du marché suisse.
Ce qui fait varier le prix
- Le périmètre, avant tout : le nombre d’écrans, les comptes utilisateurs, les rôles (client, employé, administrateur), les paiements, les notifications. Devedis le place en premier levier. Pour Jon Labs, il peut multiplier le budget par cinq à huit.
- Le choix technique. Une base de code commune à l’iPhone et à Android (React Native, Flutter) coûte moins que deux applications natives : de 30 à 40 % de moins selon Studio Dahu, de 30 à 50 % selon Jon Labs. Les Digivores écrivent qu’une application native coûte le double.
- Le design : de 15 à 20 % du budget selon Studio Dahu.
- Le serveur et le back-office, la partie que l’utilisateur ne voit pas : souvent la moitié du coût sur un gros projet, selon Studio Dahu.
- Les liens avec vos outils (agenda, caisse, logiciel de gestion, paiement) : de trois à huit jours de travail pour une intégration complexe selon Devedis.
- Les fonctions d’intelligence artificielle : de cinq à quinze jours de travail selon Devedis. Les langues ajoutent des textes à écrire, traduire et tester sur chaque écran.
Ce qui coûte chaque année
- L’entretien : de 5 à 20 % du coût de départ, par an, selon les studios cités plus haut. Il couvre les mises à jour qu’imposent les nouvelles versions d’iOS et d’Android, les corrections et la surveillance.
- L’hébergement du serveur : de 50 à 200 CHF par mois pour une infrastructure légère, de 500 à 2 000 CHF au-delà, selon Appik Studio.
- Apple : 99 dollars par an pour publier sur l’App Store (Apple), affichés en monnaie locale à l’inscription. Les organisations à but non lucratif, les établissements d’enseignement et les entités publiques peuvent en être exonérés (Apple).
- Google : une inscription unique de 25 dollars pour Google Play (Google).
- La commission des stores, si l’application vend du contenu numérique (un abonnement, un service consommé dans l’application) :
- Apple prélève 30 %. Le taux tombe à 15 % pour les développeurs qui ont gagné jusqu’à un million de dollars l’année précédente (Apple) et pour les renouvellements d’abonnement après un an.
- En Suisse, Google prélève 15 % sur le premier million de dollars annuel, pour les développeurs inscrits à ce palier, puis 30 % (Google). Un nouveau barème s’applique depuis le 30 juin 2026 dans l’Espace économique européen, au Royaume-Uni et aux États-Unis ; Google n’a pas annoncé de date pour la Suisse.
- Un bien physique ou un service consommé hors de l’application ne paie pas cette commission. Une commande de boulangerie ou une réservation chez un physiothérapeute se paie par carte ou par TWINT, hors du système des stores (Apple, règle 3.1.3(e), Google).
Appik Studio donne un exemple, qu’il présente lui-même comme fictif : 60 000 CHF de réalisation, 8 000 CHF d’entretien par an et 200 CHF d’hébergement par mois font 91 200 CHF sur trois ans. C’est ce coût sur plusieurs années qu’il faut comparer, pas seulement le devis de départ.
Native, multiplateforme ou web : l’effet sur le prix
- Multiplateforme (React Native, Flutter) : une base de code pour iPhone et Android. C’est le choix le plus courant pour une application de réservation, de fidélité, de terrain ou un outil métier.
- Native (Swift pour l’iPhone, Kotlin pour Android) : deux applications, donc un budget plus élevé. Elle se justifie quand l’application pousse le téléphone à fond : vidéo en direct, Bluetooth, réalité augmentée.
- Application web installable : sans passer par les stores, donc sans leurs frais. Sur iPhone, elle peut envoyer des notifications depuis iOS 16.4, une fois ajoutée à l’écran d’accueil (WebKit). Webii l’estime souvent trois à cinq fois moins chère qu’une application mobile équivalente. Elle suffit souvent pour un outil interne simple.
Comment lire un devis d’application
Deux devis ne se comparent que s’ils chiffrent la même chose. Avant de signer, vérifiez qu’il dit :
- Le périmètre, écran par écran. Le plus sûr est une maquette de tous les écrans et du parcours qui les relie : ce qui n’y figure pas n’est pas dans le prix.
- Les systèmes : iPhone, Android, les deux, et la version web s’il en faut une.
- Le serveur et le back-office : inclus, ou facturés à part ?
- Les comptes des stores : ils doivent être à votre nom, pas à celui du prestataire.
- La propriété du code et des accès : à qui reviennent-ils à la livraison ?
- L’hébergement des données : où (en Suisse, dans l’Union européenne), et qui le paie. Une application qui traite des données personnelles en Suisse relève de la nouvelle loi sur la protection des données (nLPD), en vigueur depuis le 1er septembre 2023.
- L’entretien après la mise en ligne : chiffré par an, avec ce qu’il couvre.
- Ce qui est exclu, écrit noir sur blanc.
Chez Voren
Nous ne publions pas de tarif. Nous dessinons d’abord la maquette complète de votre application, tous les écrans et le parcours qui les relie, gratuitement : vous la parcourez, vous la corrigez, puis vous décidez. Le devis chiffre ce que vous avez validé, et le prix est fixé avant le démarrage.
Demander la maquette de mon application
Voir comment nous développons une application mobile, avec trois exemples d’applications dessinées jusqu’au dernier écran.